mercredi 18 mai 2016

Présentation du Collectif Fermes Urbaines

COLLECTIF FERMES URBAINES


QUI SOMMES-NOUS ?


Nous sommes une association loi 1901 née en mai 2015 après avoir oeuvré depuis 2011 à travers “l’AMAP des deux mains” à l’insertion de maraîchers dans le tissu péri-urbain rochelais, en fédérant des citoyens et des associations pour développer l’agriculture urbaine dans l’agglomération rochelaise.Notre prochaine étape serait de créer une SCIC : Société Coopérative d'Intérêt Collectif, d’une forme mixte publique-privée, qui permet d'associer salariés, bénéficiaires, bénévoles, collectivités territoriales, financeurs ou tout autre partenaire désirant agir ensemble dans un même projet alliant efficacité économique, développement local et utilité sociale. Cette structure est particulièrement efficace pour répondre aux besoins d’un territoire en fédérant les acteurs d’une filière.


QUELS SONT NOS OBJECTIFS ?


  • Créer une ceinture verte nourricière pour assurer l’autonomie alimentaire du territoire.
  • Relocaliser l’économie (logique amont et aval).
  • Créer des emplois nombreux et non délocalisables.
  • Minimiser les transports et les intermédiaires.
  • Proposer un modèle agricole alternatif, accompagner “le virage” de certains agriculteurs.
  • Redonner accès à la nature et le lien à la nourriture aux urbains

NOS PROJETS CONCRETS
  • Créer une ferme pilote.
  • Fédérer les acteurs du territoire pour créer une ceinture vivrière par l’essaimage de nombreuses fermes (coordonner les trames vertes et bleus pour aller de fermes en fermes ?).
  • Promouvoir les méthodes agro-écologiques
  • Développer les fermes dans les écoles, et les réseaux pédagogiques.
  • Créer des espaces nourriciers en ville.


NOS SOURCES D’INSPIRATION


  • la ferme du Bec Hellouin, dans l’Eure, où est menée une étude de l’INRA démontrant que la culture en maraîchage en permaculture, non mécanisée, d’une parcelle de 1000 m² peut générer un SMiC pour une personne,
  • la ferme de la Grelinette, au Canada, qui emploie 6 personnes sur 8.000 m² de maraîchage biologique intensif sans tracteur avec un CA de 200.000 $ par an,
  • la régie agricole de Mouans-Sartoux : 66% des besoins des trois cantines sont produits sur 2ha par une agricultrice, avec un coût matière première de 1,80 euros.100% des produits des cantines sont bio,
  • la SCiC BiO Garro, dans le Pays Basque, qui a fédéré les collectivités locales et des porteurs de projets agricoles pour créer une ferme maraîchère de 5,5 ha fournissant les particuliers, la restauration collective, et proposant de la formation, de l’accueil pédagogique, de l’expérimentation agricole,
  • la SCiC le Biau Jardin, dans l’agglomération clermontoise. La SCiC comprend 200 associés, répartis dans plusieurs catégories : consommateurs, collectivités (Gerzat, Clermont Communauté et le Conseil Général), soutiens privés, réseau de l’économie sociale et solidaire et de l’agriculture bio, entreprise d’insertion (20 salariés à temps plein dont 9 postes en insertion) produisant sur 14ha de maraîchage de quoi fournir la restauration scolaire ainsi que 800 paniers pour les particuliers,
  • la commune de Poitiers loue 9ha de terres à une maraîchère et un producteur de plantes aromatiques,
  • la création d’un pôle maraîchage à Bourgoin-Jailleu en Rhône-Alpes grâce à l’acquisition conjointe de 3,4 ha par les collectivités (commune, communauté d’agglomération et conseil régional) et l’association Terre de Liens,
  • des Agglomérations se structurent et progressent rapidement : Lyon, Montpellier, Strasbourg, Angoulème, Niort...

NOS REFERENCES


  • La Charte Nature & Progrès, plus exigeante que le cahier des charges de l’AB nous inspire, extrait :

“La charte appelle donc à une véritable alternative agricole et sociétale et s’engage . pour la recherche, l'expérimentation et la promotion d'une dynamique sociétale participative et horizontale, favorisant l'émergence de consensus. . pour une économie à dimension humaine privilégiant la transformation artisanale, la proximité, l’autonomie, l’échange, la mutualisation des pratiques et des savoir-faire. . pour une agriculture respectant les équilibres naturels et replaçant les paysans au cœur du système de production, un modèle agricole à même de maintenir un tissu rural vivant et d’assurer la souveraineté alimentaire des territoires. . pour des activités humaines respectueuses de notre environnement vivant, économes en ressources et en énergie, un modèle qui ne compromet pas les possibles des générations futures.

  • Le manifeste des Oasis en tous lieux :
Les oasis consistent en des regroupements géographiques d’unités de vie (terrain et habitat), fondées sur la terre nourricière et les échanges favorables à la reconstitution du lien social. Relayées par le  Mouvement Colibris, initié par Pierre Rabhi, il en existe aujourd’hui une centaine en France.

NOS BESOINS


  • Concrétiser l’accès au foncier pour faire naître un projet pilote.
  • Coopérer avec la collectivité : identification des interlocuteurs référents, co-organisation d’animations  autour de l’agriculture urbaine, activation des conventions entre la CDA et les institutions (SAFER, le parc du Marais Poitevin, CREGENE...), mise à disposition de locaux, conseil juridique, réalisation d’études et d’expertises, lancement d’appels à projets ou à candidature de porteurs de projets agricoles, promotion de la conservation de la biodiversité, du foncier et du patrimoine agricoles.
  • Constituer un réseau des partenaires sur la filière agricole : distributeurs, transformateurs, formateurs, producteurs, fournisseurs, ...
  • Constituer notre capacité financière grâce à différents acteurs de la finance solidaire (foncières, fondations, associations, financement participatifs) et du financement publique et privé.


Le collectif Fermes Urbaines